Recherche de fonds-Projet en cours

Suite à la réussite des deux premières phases de projet « ODESAR-La Dalia 2012-2015 et 2016-2018 , l’ANS a soumis une extension de projet à la Fédération Genevoise de Coopération (FGC). L’extension a été acceptée et la troisième et dernière phase du projet vient de démarrer (1 juin 2019)

Voir le nouveau projet: Projet La Dalia juin 2019- mai 2022 (3e et dernière phase)

Il a été décidé que le financement du projet serait assuré par la FGC, mais aussi partiellement par l’Association, à hauteur de 15’000 CHF.

Nous lançons alors ici un appel à votre générosité afin de nous aider à atteindre ce but!

Merci d’adresser vos dons au compte suivant:

Association de solidarité avec le Nicaragua et El Salvador

CCP 12-15578-6

Mention: Projet La Dalia juin 2019 – mai 2022.

Projet La Dalia juin 2019- mai 2022 (3e et dernière phase)

Développement des capacités organisatives, productives et écologiques de 450 familles  de 12 communautés à la Dalia  / Nicaragua

Projet FGC 2019-28

Le projet

Le projet vise à améliorer les conditions de vie et de production  de 450 familles paysannes en développant les potentiels et l’autonomie de 12 communautés rurales du Coyolar à la Dalia. Ce projet est la troisième phase d’un projet centré dans sa première phase, entre 2012-2015, sur  180 familles de 6 communautés de la Dalia – dont les communautés de Yale et San Joaquim – communautés historiques pour la solidarité suisse. Dans une deuxième phase 2016-2018 le projet s’est aussi étendu à 9 nouvelles communautés du Coyolar.

Dans cette troisième et dernière phase le projet se concentre sur les 12 communautés du Coyolar.

Les résultats positifs des objectifs  de ce projet de développement intégral lors des deux premières phases, en a fait une  référence à la Dalia et obligent tous les acteurs à sa continuation. Par une approche intégrale les communautés s’auto-organisent  en réseaux, se forment aux connaissances en santé et respect du milieu ambiant, s’ouvrent à l’alimentation saine, s’engagent dans la production agroécologique. Les jeunes avec bourses poursuivent leurs études supérieures et participent au développement de leurs communautés.

Principales Activités :

  1. Mise en place d’une enquête de base visant un diagnostic sérieux des conditions communautaires existantes pour fixer des objectifs détaillés convaincants
  2. Processus d’organisation en réseau pour l’eau potable, la santé, la production en patio ou parcelles, l’éducation.
  3. séminaires de formation de plus en plus pointus pour les promoteurs(trices) et les leaders sur tous ces thèmes pour acquérir les connaissances indispensables.
  4. matériel végétatif et pépinières pour la production agro-écologique
  5. bourses pour les étudiants et équipement sportifs et culturels.
  6. Formation  à « l’Université paysanne » Abiayala gérée par Odesar et ses ingénieurs.

Les Bénéficiaires sont les 450 familles des 12 communautés du Coyolar, soit environ 2’500 personnes. En particulier de manière ciblée les 15 projets- femmes developpant une initiative économique, les 36 promoteurs(trices) formés à l’agro-écologie, les 60 brigadistes de santé formés à la santé publique et à l’assainissement, les 60 jeunes dotés de bourses pour poursuivre leur formation technique ou supérieure.

Période : juin 2019 – mai 2022

Budget : 295’000  CHF 

Voir le résumé du projet :

              

2 Témoignages – retour du Nicaragua – avril 2019

Matagalpa, Université Nationale Autonome du Nicaragua, faculté infirmière : assemblée d’étudiant-e-s en vue de la création d’une coopérative infirmière de soins à domicile, avril 2019.

Viviane Luisier  avril 2019

Retour de voyage :  le Nicaragua sandiniste en 2019, secoué mais debout

La carte postale s’est écornée : des gros véhicules sur la route et des pauvres le long du chemin, toujours les mêmes, la même dégaine : la casquette vissée sur la tête, le « machete » dans une main et des sacs et des enfants dans l’autre. Et tous, vraiment tous : le téléphone plaqué sur l’oreille ou sortant de la poche arrière des jeans. Matagalpa, notre charmante ville à dimension de village, s’est « développée » : biens de consommation à foison, mais disparition des « fritangas » et des « frescos naturales ».

Nous rencontrons une population sous le choc : Sandinistes ou « Azul y blanco » (AB), tous et toutes sont unanimes pour dire que, du 18 avril au 19 juillet 2018, la situation a été terrifiante. Certains disent même que « c’était pire que pendant la guerre». Il était difficile de se déplacer, d’aller travailler, d’aller faire des achats ; de parler et de se taire ; de participer aux manifestations et de ne pas y participer. Car « tout a passé à travers les réseaux sociaux », déclare une ancienne collègue de travail. « Même quand on ne mettait rien sur FB, on se faisait attaquer. Et si on n’était pas clairement marqué à droite ou à gauche, on était aussi menacé ».

Il y a eu d’abord les grandes manifestations. Puis, chaque soir, c’était un défilé de motos pétaradantes qui sillonnaient la ville en tirant des coups de feu. Puis il y a eu les « pandillas » qui venaient on ne sait d’où pour monter les « tranques »  (barricades) et voler à tout-va. Et la police masquée. Destructions et morts. Les jeunes ne pensaient jamais assister à de telles scènes. Les vieux ne pensaient jamais les revivre.

Les interprétations de ces événements sont diverses, la position finale plutôt unie : Un coup d’état orchestré par les USA, qui attendent toujours le moment favorable pour frapper ? Le déchaînement inattendu des réseaux sociaux manipulés par la droite? Les options erronées du FSLN qui a réprimé les manifestations d’étudiants, cantonné la police dans ses casernes, « nettoyé » les « tranques » de manière parfois violente ? Il y a surtout ceux et celles, Sandinistes et AB, pour qui la coupe était pleine : trop d’autoritarisme, trop de présence Ortega-Murillo (surtout Murillo), trop de corruption.

Tous ces événements ont secoué la jeunesse, la population, le FSLN. Aujourd’hui, c’est le moment où certain-e-s, de manière sincère ou par opportunisme, sont revenus au FSLN. D’autres encore sont sortis de prison. Mais il y a désormais une défiance générale de la population envers ceux qui auraient dû les protéger d’un désordre aussi violent et qui a duré plus de 3 mois.

La confusion entre emploi, religion, problème familiaux ou personnels et la politique, toute cette confusion rendra difficiles les choix électoraux des Nicaraguayen-ne-s, le moment venu. Pourtant, tout en dénonçant une corruption éhontée, une dictature même, nombreux sont ceux et celles qui déclarent qu’ils voteront toujours pour le FSLN, et même : pour Ortega.

Une étudiante de León nous confie : « Si la situation est plus calme en général et en surface, au fond, les problèmes ne sont pas du tout réglés, notamment celui de donner de l’espace pour les questions, les contestations, les désaccords ».


Gérald Fioretta, 12 mai 2019

Retour du Nicaragua : une réalité complexe et des espoirs en vue

Frustrations et certitudes

Du Nicaragua, je reviens frustré par le manque de dialogue que j’ai réussi à établir en ce qui concerne les questions qui remuent la solidarité ici en Suisse : la « répression » exercée par le gouvernement, ses forces policières et « para-policières », notre exigence de la justice pour tous les morts d’avril à juin 2018, la priorité absolue à des changements indispensables dans la stratégie et la méthode du gouvernement et du FSLN.

Quant aux certitudes vis-à-vis de l’opposition, plus particulièrement à l’égard du MRS (Movimiento Renovador Sandinista) ou le « Rescate » (Movimiento por el Rescate del Sandinismo), elles ne sont pas ébranlées : l’opposition composée de la droite libérale, du MRS et du « Rescate » n’a aujourd’hui que peu de représentativité au Nicaragua auprès de la grande majorité du peuple. A part son assise dans l’oligarchie et la classe moyenne supérieure, elle a le soutien des étudiants qui s’identifient au monde de l’oligarchie et des organisations internationales, ainsi que celui de certains secteurs jeunes ou populaires organisés depuis longtemps par les ONG liées aux MRS et au « Rescate », désormais farouches adversaires du sandinisme officiel.

Leur force vient de l’extérieur, de la « légitimité » et de l’appui externes accordés dans l’ordre par :  l’administration Trump, le secteur conservateur des anti-Cubains de Miami, les instances de l’UE, les grandes agences « humanitaires » type Amnesty international, la sociale démocratie en Europe alignée sur les USA. Et, malheureusement, même une partie de la « vieille solidarité des années 80 » en Europe se joint à ce concert dissonant, abusée qu’elle est par le discours de « gauche » du MRS ou du « Rescate ». Tous s’unissent pour faire croire qu’aujourd’hui, c’est le peuple sandiniste qui se soulève contre la dictature Ortega-Murillo.

Nous l’avons dit et répété dans nos rencontres et communiqués de la solidarité suisse toujours active et en lien avec le Nicaragua : il est incompréhensible que l’opposition dissident-sandiniste et la « solidarité » internationale puissent sans honte s’aligner sur l’administration Trump et ses sanctions contre le Nicaragua ; il est incompréhensible que le mouvement  féministe s’aligne sur les évêques réactionnaires ;  et  surtout  sans que personne ne dénonce une seule fois la violence meurtrière des « tranques » (barricades)  pendant les trois mois de terreur contre la population et les militants sandinistes en particulier. 

Crise d’avril à juillet 2018 à Matagalpa

Matagalpa se souvient surtout des « tranques ».  A Matagalpa, il y a eu moins d’une dizaine de morts, tous sandinistes selon les témoignages et les autorités. Ce n’est certainement pas la réalité (ne serait-ce que les deux morts « Azul y blanco » (AB) lors de la fameuse attaque à la pelleteuse de la « Casa de los Soza » près du stade de baseball au sud de la ville), mais c’est la réalité ressentie par tous.

Les trois mois de terreur sont décrits avec détail, aussi bien par les habitants des quartiers sud de Matagalpa, coincés par les « tranques », que par le reste de la population de toute la ville, terrée chez elle dès 17h. le soir, terrorisée par les rondes infernales des motos sans pot d’échappement ou des camionnettes pleines de civils et paramilitaires armés.

Parmi nos amis, les militants du FSLN, historiques ou encore actifs, ont tous été menacés de mort à plusieurs reprises devant leur maison, par des manifestations « AB » pointant les sandinistes. Les compas d’Odesar, surtout les chauffeurs téméraires, nous décrivent les trajets alternatifs pour rejoindre simplement Managua (un détour de 150 km à travers les collines entourant Matagalpa puis le « corredor seco » de Dario, Malpaisillo, San Francisco Libre) pour éviter les ennuis, les harcèlements ou même la mort qui pouvaient les attendre aux « tranques » de Matagalpa, Sebaco ou las Maderas. 

On nous parle de «tranques » tenus au début  par des étudiants et militants AB, puis par des « lumpen » qui avaient trouvé là un boulot bien payé.  Côté soft : les habitants des quartiers du sud devaient payer une taxe pour franchir les « tranques » pour aller au travail ou faire leurs achats. Idem pour les véhicules : il y avait un tarif selon les différentes catégories !  Côté hard :  le soir, ou même la journée, si on reconnaissait un sandiniste ou un employé de la commune, la violence se déchaînait : personnes dénudées, recouvertes de peinture bleue et blanche, tortures et même viols.  On connaît les noms des commerçants, restaurateurs et riches matagalpins qui ont approvisionné les « tranqueros » en vivres et en argent. Par la suite, certains ont fui le pays, d’autres sont restés faisant profil bas, leur commerce subissant le boycott de la population.

Tout cela pendant trois mois, avant que les « caravanes de la paix » formées de la police (ressortie de ses casernes) et de militants FSLN attaquent tous les « tranques » du pays et contrôlent à nouveau la situation avant le 19 juillet 2018. Même si à Matagalpa, la Dalia, Rancho Grande, Waslala les « tranques » ont été « libérés » sans victimes du côté des « tranqueros , personne ne nous dénoncera les nombreuses victimes dans d’autres  départements (Jinotepe, Diriamba, Masaya, Jinotega, Leon, Managua),  tant la destruction  des « tranques » meurtriers parait légitime aux yeux de tous.

Mais Matagalpa se souvient aussi des pillages et de la destruction du « plantel municipal » (hangar municipal abritant matériel et engins de construction), en mai 2018. Cela donne la mesure du désordre qui règne et de la confiance osée des « AB » dans l’effondrement du gouvernement sandiniste. Nous avons pu assister à l’inauguration du nouveau « plantel » par le maire de Matagalpa devant mille partisans au cours d’un rassemblement entièrement religieux, animé par une jeune troupe d’évangélistes tendance rap Jésus-Christ qui en dit long sur la rupture avec l’église catholique et les évêques. On apprendra aussi que le coût immense de la destruction du « plantel » est à mettre en partie sur le compte d’une erreur d’appréciation de l’autorité municipale qui n’a pas su évaluer les moyens dont disposaient les « AB ».  D’où peut-être la capacité d’une position autocritique de la part du maire qui nous parlera ouvertement de la crise d’avril que personne n’a vu venir. Il estime désormais qu’il faut sérieusement réfléchir à sa signification et ne pas hésiter à se renouveler pour sortir de l’ornière.

Personne ne nous parlera du début de la crise, fin avril 2018, quand une grande partie des étudiants et leurs parents des quartiers populaires souvent sandinistes ont participé aux premières manifestations, pacifiques, à Matagalpa. Car alors, le FSLN a choisi de faire profil bas devant la spontanéité et la grandeur des manifestations.

Société divisée 

L’échange ouvert et auto-critique avec le maire de Matagalpa fera toutefois figure d’exception.  Désormais, ce qui compte, c’est de serrer les rangs autour de Daniel et le sandinisme officiel. Pour cela, il faut oublier les premières semaines d’avril et mai 2018, oublier que dans beaucoup de famille il y a eu un « Azul y blanco » ! 

Ils sont rares, nos amis qui osent affirmer que la théorie du « golpismo » (coup d’état) a surgi bien des semaines après le début des évènements et que, oui, les manifestations étaient spontanées, même si ce sont des secteurs étudiants organisés depuis longtemps par l’opposition de droite, du MRS et du « Rescate », avec l’appui financier de la « coopération US ou UE, qui ont pris la tête du mouvement.

Désormais, « Azul y blanco » est une injure similaire à « tranqueros », pour les sandinistes, qui eux, sont traités de « sapos » (crapauds,dénonciateurs). Ceci même entre enfants à l’école primaire ! La société reste profondément divisée, la méfiance s’est répandue dans les familles, dans les quartiers, dans les centres d’étude et de travail.

J’ai tenté de faire parler les compas sandinistes sur des questions qui fâchent :
Pourquoi Daniel a-t-il accepté si facilement de mettre la police dans les casernes ? Pourquoi des quartiers ou des villes entières, traditionnellement sandinistes, comme León ou Monimbó, ont levé des « tranques » contre la police pendant des semaines et des mois ? Les « mères d’avril existent, leurs fils sont morts, pourquoi aucun policier ou responsable n’est-il mis en prison ? Que pensez-vous des témoignages criants sur le refus de soigner les blessés lors des manifestations ?

J’ai renoncé au bout de quelques réponses ou silences évasifs. Au Nicaragua aujourd’hui, on ne parle pas ouvertement de ces questions, on ne court pas le risque d’apparaître « azul y blanco ». Le silence est parfois gêné, mais on choisit son camp, on espère le calme et la normalité, on regarde vers le futur. Je n’avais pas de raison d’enfoncer le clou. La vérité et la justice sur ce qui s’est passé attendront. La solidarité aussi.

Pour la majorité des gens avec lesquels on a pu parler, ils ne peuvent soutenir une opposition qui s’est révélée financée depuis bel lurette par l’étranger, qui danse de joie lorsque les USA décident de sanctions (ciblées contre des personnalités de la « dictature » ou générales comme la « Nica Act » * et qui apparait comme responsable de la crise économique majeure. Hors de propos ici d’approfondir ce thème : perte de centaines de milliers d’emplois formels, hausse des prix généralisée par augmentation des taxes pour compenser les pertes fiscales et celles de la sécurité sociale.

Gouvernement et FSLN renforcés

Les gens resserrent les rangs autour du gouvernement qui a su enfin rétablir l’ordre et en partie la sécurité citoyenne. Les gens ont trop souffert, dans l’histoire du pays comme dans les mois tragiques d’avril à juillet 2018. Ils ne veulent plus de violence, cela renforce évidemment le gouvernement et ses institutions.  

Le gouvernement a aussi réussi à relancer les négociations depuis fin février 2019 avec l’opposition regroupée dans l’instance « Alliance civique », désignée par l’oligarchie des magnats, malgré l’absence des évêques.  Ces négociations s’éternisent mais devraient permettre une sortie politique de la crise, favorisant la relance économique et un début de réconciliation. Les accords, presque finalisés, portent sur la libération de la majorité des centaines de « prisonniers politiques », le retour des dizaines de milliers d’exilés au Costa Rica, aux USA ou en Espagne, les nouvelles règles électorales avec surveillance des élections par des instances internationales, le refus et retrait (?) des sanctions comme la Nica Act.

Bien sûr, il aurait été important de pouvoir discuter de géopolitique, notamment des conséquences possibles sur le Nicaragua de l’intervention impérialiste au Venezuela. Cela nous a été impossible.

Ainsi, en dehors de l’intervention externe des USA et de l’UE, le futur du pays et du FSLN sera rythmé par deux événements stratégiques internes : les élections anticipées ou non et les changements profonds à apporter dans la forme et la stratégie du gouvernement sandiniste.

Les élections pourraient être avancées à 2020, ce serait un coup astucieux du FSLN qui s’est souvent montré pragmatique et habile pour désarmer son adversaire. L’opposition fragmentée n’aurait alors pas le temps de s’unir pour promouvoir une candidature unique. Le FSLN a retrouvé une grande partie de ses militants et sympathisants et il saura jouer sur une candidature nouvelle, le temps de Daniel Ortega et de Rosario Murillo étant révolu, comme l’a révélé la crise d’avril 2018. Il est question du chancelier Denis Moncada qui se tient sur le devant de la scène dans les négociations en cours.

FSLN en passe de se réveiller?

La crise d’avril 2018 aura aussi révélé la nécessité de changements profonds, et dans la forme de conduite, et dans la stratégie du gouvernement et du FSLN. Plusieurs témoignages à Matagalpa nous soufflent que la manière de se comporter avec les gens, par exemple dans les centres de santé ou à l’hôpital, est en train de changer et devient plus respectueux et bienveillant.  On nous dira même dans le FSLN aussi les choses commencent à changer : on ne dirige plus si facilement par coups de téléphone depuis la vice-présidence. Et surtout, les militants historiques qui avaient été relégués ces dernières années au profit de la « Juvendud Sandinista » ont été appelés en renfort lors de la crise ; ils revendiquent désormais leur place et une discussion démocratique dans le parti, où la critique et l’autocritique puissent faire avancer le débat. Notamment, les critiques sur la corruption et les privilèges sont désormais ouvertes. Nous avons entendu indirectement des témoignages venant de Managua ou León qui décrivent des discussions virulentes et profondes, réunissant des centaines de secrétaires politiques et militants dans les quartiers. Les femmes historiques aussi sont en processus d’organisation « autonome et féministe », appelant les jeunes au débat dans le FSLN.

Donc le FSLN est en passe de se réveiller. Les émissions radio de Sin Fronteras reviennent jour après jour sur les fondamentaux du sandinisme, des coopératives de Sandino aux exemples de héros des années 80, comme Daniel Teller Paz qui réinventa la mystique par son exemple d’humilité, de partage avec les ouvriers agricoles et d’autonomie dans l’analyse marxiste de la réalité paysanne de Jinotega.

Mais cela reste encore fragile. Les discours ésotériques, religieux et sirupeux de la vice-présidente pour promouvoir l’harmonie et la réconciliation continuent de faire surface. Au niveau du contenu stratégique du processus, rien n’est clairement défini : la stratégie d’alliance tripartite (gouvernement, grands entrepreneurs et syndicats) au profit du développement du pays (et des grands capitalistes) pour sortir de la misère est morte en avril 2018 ; mais c’est bien à nouveau les grands magnats qui ont poussé l’opposition récalcitrante à reprendre les négociations. Aussi, de nombreuses prises de positions et analyses tendent à reconnaître et privilégier un développement du pays centré sur la petite et moyenne production et sur le modèle des coopératives.

L’espoir réside donc dans les nouveaux débats qui développent la participation et la culture démocratique dans le FSLN, justement dans ce moment contradictoire où les sandinistes savent qu’il faut resserrer les rangs pour sortir de la crise et ne pas tout perdre dans les futures élections.


*La Nica Act  (Ley de Inversión y Condicionalidad de Nicaragua) est une loi unilatérale des USA contre le Nicaragua, approuvée par le Senat et la Chambre des Représentants des USA en décembre 2018, sanctionnant le Nicaragua en interdisant  de fait les aides ou crédits financiers de la part des banques et  institutions financières internationales telles que la BID (Banque Interaméricaine de Développement) et la Banque Mondiale ou FMI. (motifs avancées par les USA :  violation des droits humains, régression de la démocratie  et démantèlement du système d’élections libres au Nicaragua).

Photo:

Matagalpa, Université Nationale Autonome du Nicaragua, faculté infirmière : assemblée d’étudiant-e-s en vue de la création d’une coopérative infirmière de soins à domicile, avril 2019.

Resumen semanal nicaraguenses por la paz – Zaragoza

Consultez ici le résumé hebdomadaire en espagnol du Comité internationaliste de Zaragoza sur la situation au Nicaragua.

Resumen Semanal Nicaragüenses por la Paz ZGZ ( Del 5 al 11 de Agosto)  

ACTUALIDAD NICARAGUA

Economía se recupera

AVANCES SOCIALES

Construirán 50 mil viviendas de interés social en todo el país

Más nicas beneficiados con Operación Milagro

Anuncian millonaria inversión en energía eólica

MANIPULACIÓN

Nicaragua: Eurofalacia y derecha: El bodrio de “la dictadura”

OPINIÓN

¡Su vida peligra en Estados Unidos!

Cuarenta años de Educación en la Revolución

SANDINISMO

Cinco, el sindicalista asesinado porque una monja lo denunció

SIN FRONTERAS

Sin Fronteras, Lunes 5 de Agosto de 2019 – Radio La Primerísima

Ay Nicaragua !- Le bulletin de la Solidarité Suisse avec la Nicaragua

Ay Nicaragua ! – Le bulletin de la Solidarité Suisse avec la Nicaragua

Depuis le début de la crise au Nicaragua en avril 2018, la solidarité suisse avec le Nicaragua publie régulièrement des bulletins d’information destinés aux acteurs de la solidarité sur l’évolution la situation sur place.

Les informations, proviennent  de sources diverses :  articles de presse, émissions de radio, publications dans les  « réseaux sociaux », communiqués des mouvements d’opposants comme du gouvernement ; sources qui soulignent  les différents points de vue sur la situation.

Il y a aussi des témoignages vivants venant du terrain que la solidarité suisse connait bien grâce au jumelages et aux comités de solidarité:  par exemple à Managua, Matagalpa, la Trinidad, San Marcos.

Il y a aussi les communiqués de la solidarité suisse et les prises de position d’autres acteurs publiés jusqu’à maintenant.

 Nous mettons à disposition sur cette page les bulletins déjà parus jusqu’ici.

Le Comité ANS


Communiqué n°2- Mouvement de solidarité Suisse avec le Nicaragua

Nicaragua, une crise non résolue dans l’attente de réponses politiques


Même si la violence qui s’est déchaînée dans la dernière quinzaine d’avril au Nicaragua a diminué de façon significative au cours de ces dernières semaines, la crise politique qui affecte ce pays d’Amérique centrale n’a pas trouvé d’issue. Il est urgent de voir se profiler des avancées, et à court terme, avec la participation de tous les secteurs concernés, dans le but de trouver un chemin de consensus durable.

C’est du moins la conviction d’un groupe nombreux d’associations actives depuis 40 ans dans la solidarité avec le peuple nicaraguayen. Le mouvement suisse de solidarité ratifie sa conviction de devoir trouver une solution politique à la crise. De nature à éviter tout risque d’une escalade aboutissant à une guerre civile et qui puisse écarter toute tentation assassine d’intervention militaire étrangère.

La fracture nationale et les polarisations sociales qui se sont produites à partir des faits qui ont éclaté dès le 18 avril 2018 sont une réalité de nature très triste et lamentable.

La douleur laissée par plus de 200 morts, de l’opposition ou du côté sandiniste – certaines sources mentionnent 300 et plus – et les quelques centaines de blessés des deux camps, ainsi que des détenus, cette douleur pèse des tonnes sur l’actualité politique. Avec des conséquences désastreuses pour l’économie nationale – en croissance constante jusqu’en avril 2018 – qui portent directement atteinte aux conditions de vie de l’ensemble de la société nicaraguayenne, en particulier les secteurs les plus défavorisés qui ont subi la destruction de dizaines de milliers de postes de travail.

Ce traumatisme profond ne pourra être absorbé à l’échelle de la Nation qu’à travers un espace de partage de parole entre les représentants de tous les secteurs impliqués.

Ce n’est pas à nous, mouvement de solidarité, de dicter des recettes à qui que ce soit au Nicaragua : ni au gouvernement, ni à l’opposition ni à nos partenaires nicaraguayens avec qui nous travaillons au coude à coude depuis quatre décennies.

Ne nous incombe pas davantage une prise de position sur l’avancement ou non des élections présidentielles ni d’exiger le départ ou le maintien du gouvernement. Ni sur la dynamique d’un retour au « Dialogue National », ni sur le rôle que peut remplir ou non la communauté internationale. Toutes ces décisions sont du ressort exclusif du gouvernement et du peuple nicaraguayen, dans le cadre de référence juridique de la Constitution nationale.

Comme mouvement de solidarité il nous appartient en revanche d’exprimer notre position, déjà avancée le 18 mai dernier, sur la nécessité d’un espace d’échanges politiques concerté comme antidote principal pour s’opposer de façon stratégique à la montée de la violence.

Il nous revient également, comme mouvement solidaire, de requérir des autorités nicaraguayennes d’adopter des mesures pour faire toute la lumière sur les causes des décès et des blessés survenus lors de la crise. D’insister sur de nécessaires enquêtes judiciaires impartiales concernant tous les cas de violence connus. Et des verdicts équitables pour tous les accusés, qu’ils se revendiquent de l’opposition ou du gouvernement, y compris les groupes proches des forces gouvernementales. Tous les citoyens doivent être égaux devant la loi, indépendamment de leurs positions politiques.

C’est à nous également, mouvement de solidarité, d’interpeller l’État et le gouvernement du Nicaragua, qui est, rappelons-le, le principal responsable dans n’importe quelle nation démocratique de la gestion de la politique interne, c’est à nous d’intercéder pour tourner le dos à la tentation de déclencher une large politique de représailles consistant à militariser davantage le pays et à criminaliser systématiquement les acteurs sociaux de l’opposition. Toute réponse à des actes de violence doit être conduite dans le strict cadre de la loi. Les manifestations pacifiques et les différences d’opinion doivent être garanties. Le maintien de l’ordre public doit être de la seule responsabilité des forces de police dûment identifiées.

En demandant cela, nous sommes également conscients que certains secteurs de l’opposition ont recouru à des méthodes violentes (barrages routiers armés, assassinat de policiers et de militants sandinistes, destruction et pillage d’édifices ou de biens publics, incendie de moyens de transports). Ces pratiques criminelles ont provoqué, au moment le plus fort de la crise, une situation dramatique d’insécurité dans plusieurs régions du pays. Avec de graves conséquences sur l’économie nationale et les pires répercussions vécues par les secteurs sociaux les plus vulnérables. Nous ne pouvons accepter ni approuver cette stratégie du chaos et pouvant entraîner un coup d’État défiant l’ordre constitutionnel du pays.

Nous insistons, de notre point de vue, et en fonction des multiples informations et témoignages de nos partenaires et amis proches au Nicaragua, sur le fait que la crise ne pourra se dissiper par un surcroît de répression, de représailles et de persécutions envers ceux et celles qui pensent différemment. Seul un rapprochement politique fait de consensus, de justice et de réparation envers les victimes recensées dénouera la crise qui perdure.

Comme nous l’avons précisé en mai passé, et dans chacun de nos trois bulletins d’information mensuels, nous réitérons notre position : comme acteurs principaux de la solidarité suisse avec le Nicaragua, nous sommes décidés à continuer notre soutien, plus que jamais nécessaire, à nos partenaires organisés sur place dans le pays, ainsi qu’au peuple sandiniste. Nous ne partageons pas la décision de secteurs de la coopération qui entendent se retirer du Nicaragua.

Nous sommes également en désaccord avec les secteurs, en Europe, qui s’autoproclament « de gauche » et qui attaquent unilatéralement le Front sandiniste, en faisant régner un silence indécent sur les actes de violence et les assassinats commis par des groupes nicaraguayens d’opposants, convergeant directement avec des forces qui misent, de l’extérieur du pays, sur une stratégie du chaos.

Nous ratifions notre engagement solidaire avec toutes les associations, groupes locaux, initiatives, ONG du Nicaragua, projets en cours, etc. avec lesquels nous travaillons étroitement depuis le début des années 80. Et qui, en tout temps – y compris lors des derniers mois – ne renoncent pas à la construction d’un pays plus équitable, social et humain, principal héritage vivant et légué par la révolution sandiniste.

Berne, 1er octobre 2018  

Signent les organisations suivantes :

Association Nicaragua-El Salvador de Genève ; AMCA (Associazione per l’Aiuto medico al Centro America) ; Association Maurice Demierre ; E-CHANGER ; Groupe Nicaragua  Jumelage Delémont-La Trinidad ;  Jumelage Bienne-San Marcos ; Solidarité avec le Nicaragua de Zürich ; Zentralamerika Sekretariat (ZAS)  et personnes solidaires de Aigle, Berne, Fribourg, Lausanne et des autres diverses cités de Suisse.

Communiqué n°1- Mouvement de solidarité Suisse avec le Nicaragua

Face à la crise au Nicaragua

 

Les associations et personnes suisses, actives depuis presque quatre décennies dans la solidarité avec le peuple nicaraguayen, suivent avec inquiétude la situation difficile actuelle. Elles déclarent vouloir poursuivre leurs actions de solidarité avec les organisations de base qui s’engagent activement pour l’amélioration des conditions socio-économiques de la population la plus pauvre au Nicaragua.

Les faits de grave violence survenus dans ce pays centre américain depuis le 18 avril – et qui se poursuivent encore aujourd’hui – avec plus de 40 morts reconnus par des sources fiables, préoccupent profondément le mouvement de solidarité suisse avec le Nicaragua.

Restés dans un premier temps sidérés devant cette situation, nous sommes aujourd’hui encore sans réelle explication devant l’amplification du cycle infernal de la violence, tant le sandinisme a toujours démontré sa capacité à surmonter les crises.

C’est le projet de réajustement du système de sécurité sociale qui a été l’élément déclencheur et motivé la mobilisation initiale des retraités et des étudiants, puis d’une partie de la population aux côté des manifestants. Cette situation nous a conduits à certaines réflexions de base échangées lors d’une réunion nationale de la solidarité suisse tenue lundi 14 mai à Bienne.

Il est inadmissible que, depuis quasi un mois de crise, le Gouvernement du Nicaragua n’ait pas encore communiqué la liste officielle des personnes décédées lors des faits, ni expliqué le déroulement des événements, ni surtout assumé la part de responsabilité de ses forces de police, ni communiqué ses regrets aux familles des victimes (les morts suite à la répression policière, les victimes des francs-tireurs, les morts des deux côtés suite aux violences durant les émeutes dans plusieurs villes).

Le Gouvernement du Nicaragua, en tant qu’administrateur de l’Etat, est en charge du maintien de la sécurité et de l’ordre public dans le pays. Il se doit donc de reconnaître aujourd’hui ses responsabilités dans ces événements douloureux, que ce soit en raison du manque de contrôle sur la police, de ne pas avoir été à la hauteur pour donner une réponse rapide suite aux premiers événements ou encore d’avoir laissé faire les actions de la Jeunesse sandiniste qui a attaqué les premières manifestations spontanées provoquant ainsi une escalade devenue aujourd’hui incontrôlable. Depuis, la situation est exploitée par des groupes organisés qui sèment le chaos dans tout le pays (attaques contre des civils, saccages de commerces, barricades, incendie d’édifices publics, etc.).

En conséquence, il y aura un avant et un après avril 2018 au Nicaragua, malgré la guerre médiatique et les rumeurs innombrables qui circulent sur les réseaux sociaux et entretiennent la confusion et les doutes sur les événements et les responsabilités.

Nous saluons la convocation à un ‘Dialogue National’ qui a commencé ce mercredi 16 mai. Nous sommes convaincus que, vu la situation difficile qui perdure dans le pays et durant laquelle la violence n’a pas été maîtrisée, il n’y a pas d’autre voie que la négociation entre tous les acteurs sociaux, politiques, syndicaux et religieux.

Nous saluons également la désignation d’une Commission d’investigation composée de cinq personnalités nationales. Son action pourra être considérée comme positive si elle réussit à investiguer rapidement sur les faits de violence, si elle arrive à faire la lumière sur les responsabilités concernant les morts et les blessés, si elle propose des mesures judiciaires pour sanctionner lesdits responsables et si elle propose des mesures de réparation morales et financières aux victimes ou à leurs familles.

En tant que mouvements de solidarité, nous sommes conscients que dans toute l’Amérique latine, après plus de dix années de gouvernements démocratiques dans plusieurs pays avec des avancées sociales importantes,  des forces réactionnaires tentent de récupérer les espaces politiques et de pouvoir. Ces forces réactionnaires ont aujourd’hui soif de revanche et cherchent et chercheront tous les moyens possibles pour détruire les conquêtes et processus sociaux, sans hésiter à user de méthodes de violence organisée pour semer le chaos dans ces pays.

Nous sommes également conscients qu’un affaiblissement du Gouvernement et de l’Etat nicaraguayen, suite à la réduction de l’espace démocratique et aujourd’hui aux violences, n’aura d’autre conséquence que de favoriser cette avancée de la droite, annihilant ainsi les arguments politiques essentiels des forces progressistes pour soutenir le processus de transformation qui met en évidence le Nicaragua depuis 2007. Nous constatons également que les protestataires d’aujourd’hui, et qui se réclament de gauche, ne disent rien au sujet de la tentative de la droite et de l’impérialisme pour imprimer leur logique réactionnaire à la dynamique actuelle.

Nous souhaitons enfin souligner qu’en ces moments difficiles que traverse le Nicaragua, en tant qu’acteurs  et promoteurs de la SOLIDARITÉ, nous sommes bien décidés à poursuivre notre soutien à nos contreparties au Nicaragua. Nous le ferons avec la même énergie que celle qui nous a conduits depuis presque 40 ans. Nous poursuivrons notre travail avec les mouvements et acteurs progressistes de base, engagés depuis la Révolution sandiniste de 1979 pour construire des changements profonds et des améliorations socio-économiques en faveur des secteurs les plus pauvres de ce peuple héroïque.

Bienne, 14 et 18 mai 2018

Mouvement de solidarité suisse avec le Nicaragua, incluant des organisations, associations, jumelages et des militants des diverses villes de Suisse notamment  Bienne, Genève, Delémont, Zürich, Lausanne, Lausanne, Berne, Fribourg, Aigle et Bellinzona.

 

 

Vous pouvez aussi consulter le communiqué en espagnol publié sur la page web de la Radio La Primerisima à Managua: http://www.radiolaprimerisima.com/blogs/1880/

Le Nicaragua sous dictature…

Le Nicaragua sous dictature… du double standard et du copier-coller

L’ANS souhaite partager ici cet article riche et pertinent de Maurice Lemoine* paru sur le site Mémoires des Luttes, qui traite de l’élection présidentielle du 6 novembre 2016 au Nicaragua remportée par Daniel Ortega, ainsi que sur les oppositions que cette victoire a soulevé auprès de la coalition de droite du pays.

Cette analyse décrit les dernières victoires électorales successives du FSLN, et du tapage médiatique disproportionné fait sur toute décision provenant du gouvernement sandiniste au pouvoir depuis son grand retour en novembre 2006.

Maurice Lemoine revient surtout sur les évolutions sociaux-économiques, qui ne peuvent être niées, apportés par ce parti porté au pouvoir par le peuple nicaraguayen.

http://www.medelu.org/Le-Nicaragua-sous-dictature-du

 

*Journaliste, spécialiste de la situation politique latino-américaine, et ancien rédacteur en chef du Monde Diplomatique.

Exposition Itinérante – Nicaragua internationalista 2016

EXPOSITION ITINERANTE – GENEVE

 

28.01.2017: Maison Verte – Place des Grottes
29.01-03.02.2017: Maison des Associations – Rue des Savoises 15

 

 

 

 

 

L’exposition, constituée de  16 panneaux explicatifs,  présente  le contexte social et politique du Nicaragua des années 80 lors de la Révolution populaire sandiniste et  l’internationalisme qui a entrainé une centaine de milliers de jeunes et moins jeunes à rejoindre le Nicaragua en brigades pour soutenir un monde plus juste et solidaire. Centrée sur la région Matagalpa-Jinotega, l’exposition présente les principales réalisations sandinistes : la campagne d’alphabétisation, l’engagement extraordinaire des jeunes et des femmes, la confiscation des terres latifundistes et la réforme agraire pour les coopératives paysannes,  le récolte du café et  la défense des acquis de la Révolution  contre la guerre d’agression des contras (armés par les USA).
L’internationalisme est ensuite présenté à travers les brigades de solidarité construisant des écoles, participant aux récoltes, engagées dans les campagnes de santé et les brigades « ouvrières » construisant les villages pour les coopératives et formant les jeunes nicas aux métiers de la construction.
L’accent est mis sur l’assassinat en 1986 des internationalistes européens, en particulier Joel Fieux militant français et nos camarades suisses  Yvan Leyvraz et Maurice Demierre.  Des panneaux expliquent magnifiquement leur engagement conséquent aux côtés de leurs frères nicas comme eux au prix de leur vie.
L’exposition a été réalisée par un groupe de solidarité français. Elle a été présentée en juillet 2016 dans plusieurs villes et villages au Nicaragua en hommage au 30ème anniversaire de la mort de nos camarades internationalistes. Trente ans après une brigade suisse de solidarité d’une cinquantaine d’anciens brigadistes et de jeunes solidaires  « A 30 años homenaje y solidaridad » était aussi présente  en particulier le 28 juillet lors des « actos » à la Dalia et Matagalpa suivis par des centaines de personnes émues de cette hommage rendu ensemble nicas et ex-brigadistes internationalistes.
L’exposition entame en 2017 une tournée européenne en Suisse : Delémont, Bienne, Genève, Zürich, Tessin,  puis en Italie et en Espagne.

L’ANS présente  l’exposition  le samedi 28 janvier  dès 14h sur la place des  Grottes et invite à une rencontre dès 17h autour d’un repas nicaraguayen préparé par des membres de la communauté nica à Genève.

L’exposition sera ensuite présentée de manière permanente du dimanche 29 janvier au vendredi 3 février 2017 à la Maison des  Associations.   

Pour télécharger l’affiche: Affiche EXPO ITINERANTE 28.01.17